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Mieux gérer le trouble de la personnalité schizotypique

L’image projetée par notre pensée reflète notre personnalité, un état d’esprit qui va définir la santé mentale d’une personne. Les psychanalystes ont décrété que le trouble de la personnalité schizotypique se fonde sur un sentiment de gêne aiguë. La personnalité est définie comme le résultat de l’intégration dynamique de composantes cognitives, pulsionnelles et émotionnelles chez un sujet donné. Pour beaucoup ce trouble s’apparente de près à la schizophrénie voire même une forme mineure de cette pathologie. D’emblée, il convient de retenir une caractéristique clé du trouble schizotypique à savoir leur peu d’intérêt pour l’entourage ainsi que pour la vie en général.


Mécanisme du trouble

Une organisation de la pensée va entraver progressivement la vie quotidienne de ces patients. Alors que l'Organisation mondiale de la santé dans la CIM-10 associe le trouble schizotypique à la schizophrénie, l'American Psychiatric Association dans le DSM-5 lui se base plus vers une analyse en tant que trouble de la personnalité. De ce fait, le DSM-5 définit le trouble de la personnalité schizotypique comme un "modèle de déficits sociaux et interpersonnels marqués par un malaise et une faible capacité d'avoir des relations proches, ainsi que par des distorsions et des excentricités de comportements cognitifs ou perceptuels, à partir de l'âge adulte, et qui sont présents dans une variété de contextes". En autre, ce trouble fait l’objet selon un recensement entrepris par l’OMS, d’un taux de 3 % de cas de la population mondiale, à noter tout de même une forte variation des quotas du côté des hommes.

Niveau clinique, le DSM-5 a mis en exergue 9 grandes caractéristiques, par ailleurs, la réunion d’au moins cinq de ces caractères pourrait permettre un diagnostic qui confirmera à une personne donnée s’il ou elle est porteuse de ce pathogène. D’abord, l’idée de référence, c’est le fait pour une personne donnée d’accorder des croyances erronées à leur situation quotidien une signification particulière. Ensuite, de s’influencer d’instinct à des pensées magiques ou des croyances bizarres. Puis, un sentiment d’illusion corporelle en d’autres termes des perceptions inhabituelles et s’exprimer par des pensées au langage bizarre. Après, des idéations méfiantes, la pauvreté des affects, comportement excentrique ou singulier. Ce trouble se traduit aussi par l’absence d’amis proches ou de confidents en dehors des parents au premier degré. Et la dernière mention établie par la DSM-5, c’est l’anxiété excessive en société sociale. Grosso modo, les réponses inadaptées de ces personnes schizotypique confrontées à l’altercation sociale sont source pour eux de souffrance.

Néanmoins, le trouble de la personnalité schizotypique ne devient pathologique que dans la mesure où elle se rigidifie c’est-à-dire une déviation extrême des perceptions, des pensées, des sensations et des relations avec autrui. L’unité fonctionnelle interactive que profère une personnalité schizotypique présente à la fois une forme stable et unique. Dans cette marge d’idée, les personnes sujettes au trouble schizotypique émettent de difficultés au niveau comportementales, cognitives, humeur, psychologique, et des troubles de langages. Par conséquent, pour alléger les ressentis émotionnels des personnes schizotypique, les praticiens leur préconisent des anxiolytiques, des antidépresseurs. Bien évidemment, il en va de ce fait qu’un accompagnement sera de mesure pour évaluer l’évolution prépondérante du patient.


Trouble schizotypique, psychologie et odontologie

Le trouble de la personnalité schizotypique est répertorié dans le groupe A des troubles de la personnalité selon la DSM-5. Ce groupe comprend des sujets qui se caractérisent par leur comportement étrange ou excentrique. Pour ce qui est du trouble schizotypique cela se traduit par un éloignement plus floride face à la réalité. Les psychiatres et les psychologues entreprennent une recherche plus libéralisée au niveau de l’établissement d’une thérapie cognitive et comportementale. Par ailleurs, ni la CIM et ni le DSM ne perçoit pas le trouble schizotypique du même œil. Par contre, le DSM-5 ne peut plus se prévaloir d’être athéorique. C’est un trouble éminemment humain, ne pouvant pas se rattacher directement à nos origines animales. Il serait fort intéressant d’en extirper en adéquation avec les mœurs l’évolution des comportements humains. L’initiateur du concept schyzotypi Sandor Rado le définit comme l’expression d’une vulnérabilité à la schizophrénie ou « schizotype, abréviation de « schizophrenic phenotype ». Ainsi, plusieurs psychanalystes et observateurs se sont basés sur ses dires en exploitant diverses perspectives en rapport avec le trouble schizotypique. Ils fusionnent des disciplines contradictoires pour créer une superposition psychique de la médecine psychiatrique et de la médecine moderne.

Parmi une des possibilités de point de vue nouveau envisagé, le trouble schizotypique peut être allié de manière incongrue à la médecine dentaire. Une formation de base va se fonder sur les différents points communs de ces deux environnements bien distincts. Les liens extirpés vont permettre à une meilleure approche tangible. De ce fait, il en va sans dire que le plus proche point commun c’est la relation praticien patiente. Le traitement du trouble schizotypique requiert une assistance psychique. C’est ce qui est appelé dans le jargon médical un lien psychothérapie de soutien. Un support permanent du côté de la personne du praticien. Par contre, dans le domaine de la médecine dentaire, une enquête et analyse psychique a déjà été menée par le docteur Maurice Bourassa. Partant de là, la psychologie pourrait servir de fortification en odontologie, de soutien et de stabilisateur émotionnel. Ceci dit, l’idée d’intervertir la médecine dentaire à la psychologie pourrait être bénéfique pour une personne sujette au trouble de la personnalité schizotypique. En usant des méthodes du docteur Maurice Bourassa et en exploitant au maximum les propos de Sandor Rado, le domaine de la psychologie dentaire, présente encore un vaste intérêt mal inexploité.

Une thérapie cognitive et comportementale pourrait permettre à une acquisition de compétence sociale. La psychothérapie est une vaste discipline, dont le trouble de la personnalité schizotypique pourrait servir d’éclaireur et ainsi permettre aux divers domaines de la médecine de se construire une nouvelle possibilité. In fine, la médecine dentaire est une parmi des innombrables alternatives. Du fait de la magnanimité de la psychologie moderne, elle pourrait bien être en mesure de régler bien des problèmes tant bien en odontologie qu’en psychiatrie. Ces deux combinaisons peuvent profiter aussi bien au praticien qu’au patient.


Photo : Site web Santé toutCOMMENT, consulté le 03/08/2020


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